Risque élevé sans recommandation de coloscopie



Antécédent personnel de cancer gynécologique ou mammaire        

Les femmes ayant eu un cancer de l’ovaire, de l’utérus (endomètre) ou du sein ont un risque légèrement augmenté de CCR. Le risque de CCR est multiplié par 1,6 en cas de cancer de l’ovaire, 1,4 en cas de cancer de l’utérus (endomètre) et 1,1 en cas de cancer du sein. Le risque de CCR est d’autant plus important que le cancer gynécologique ou mammaire est survenu précocement, avant l’âge de 50 ans.

Il n’y a pas de recommandation spécifique de dépistage du CCR dans ce contexte, les conclusions de la conférence de consensus française de 1998 sur le cancer du colon étaient :

conclusions de la conférence

« le risque n’est pas suffisamment augmenté chez les patients atteints d’un cancer mammaire ou gynécologique pour considérer cette population comme à risque élevé ».



Antécédent de radiothérapie pelvienne        

Le risque de cancer du rectum est légèrement augmenté chez les personnes qui ont été traitées par radiothérapie (rayons) pour cancer pelvien. Il s’agit principalement des femmes traitées pour cancer du col de l’utérus et des hommes traités pour cancer de la prostate. Le risque apparaît plus de 5 ans après la radiothérapie et augmente avec le temps et avec la dose d’irradiation reçue. L’augmentation du risque n’est pas très importante, évaluée entre 1,1 et 2 fois le risque de la population générale.

Il n’y a pas de recommandation spécifique de dépistage dans ce contexte.


Antécédent de cholécystectomie        

La cholécystectomie (ablation de la vésicule biliaire) augmente légèrement le risque de cancer du colon droit. L’augmentation de risque est relativement faible, évaluée selon les études entre 1,2 et 1,9 fois le risque de la population générale. Ce sur risque ne concerne que le colon droit et n’apparaît que tardivement, plus de 15 ans après l’opération.

Individuellement, le risque est somme toute suffisamment faible pour qu’il n’y ait pas de recommandation spécifique de dépistage dans ce cas.


Urétéro-sigmoïdostomie        

L’urétéro-sigmoïdostomie est une opération chirurgicale qui consiste à aboucher un (les) uretère(s) dans le colon sigmoïde. Cette opération peut entraîner la survenue d’adénomes ou d’adénocarcinomes sur l’anastomose (abouchement) entre l’uretère et le colon. Le risque est évalué à environ 24 % dans un délai de 20 ans après l’opération. Ce type d’intervention chirurgicale est actuellement très rarement pratiqué.

Les seules recommandations publiées sont britanniques (2002) : elles recommandent une surveillance par recto-sigmoïdoscopie annuelle commençant 10 ans après l’opération.



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