Les facteurs de risque du cancer colorectal

Les 2 principales causes de CCR sont génétiques et environnementales : schématiquement, le CCR résulte de l’impact de facteurs environnementaux sur un terrain génétiquement prédisposé. Plus rarement, le CCR peut résulter d’une inflammation chronique. L’importance relative de ces facteurs varie selon les cas et l’on décrit classiquement 3 niveaux de risque.


Risque moyen        

Ce niveau est défini comme étant celui des hommes et des femmes de plus de 50 ans, sans facteur de prédisposition connu. 80 % des CCR surviennent dans un tel contexte. Dans ce cas, le rôle essentiel des facteurs environnementaux (hygiène de vie, aspirine, anti-inflammatoires, Traitement Hormonal Substitutif de la ménopause), principalement de l’alimentation , est bien démontré : un migrant acquiert le niveau de risque de son pays d’accueil en 10 à 20 ans. Le rôle de l’aspirine et des traitements hormonaux de la ménopause est plus accessoire.
 

Risque élevé        

Les personnes concernées ont un risque 1,5 à 5 fois supérieur au risque moyen. Ce risque élevé est la conséquence soit d’une prédisposition génétique en cas d’antécédent familial de CCR ou d’adénome chez un parent proche (père, mère, frère, sœur), soit d’une inflammation chronique en cas de rectocolite hémorragique ou de maladie de Crohn après de nombreuses années d’évolution. Ce contexte de sur-risque n’est présent que dans moins de 20 % des CCR.
 

Risque très élevé        

Un tel niveau de risque n’est atteint que lors de maladies héréditaires rares : Polypose Adénomateuse Familiale (PAF) et Syndrome de Lynch. 80 à 100 % des personnes atteintes auront un CCR au cours de leur vie. Dans ces maladies, la prédisposition génétique joue un rôle quasi exclusif. Ces 2 maladies ne sont responsables que de 2 à 3 % des CCR.



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