Epidémiologie
Dans le monde        

Les taux d’incidence et de mortalité par cancer colorectal varient considérablement selon les pays : il y a 10 fois plus de cancer colorectal aux USA qu’en Afrique. Ces différences sont la conséquence du rôle essentiel de l’alimentation dans la survenue du cancer colorectal.

Le cancer colorectal est un cancer des pays riches
: Il est fréquent en Amérique du Nord, en Australie, en Nouvelle Zélande, en Europe occidentale et au Japon. Il est rare en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique.



En Europe        

L’Europe occidentale est à risque élevé de cancer colorectal alors que les pays d’Europe de l’Est et du Nord sont à risque intermédiaire. La France a les taux d’incidence du cancer colorectal parmi les plus élevés d’Europe.



En France        

Incidences : Avec plus de 36 000 nouveaux cas en 2000, le CCR est après le cancer du sein et le cancer de la prostate le 3ème cancer le plus fréquent. Il représente 13 % de tous les cancers. C’est, après les cancers de la prostate et du poumon, le 3ème cancer le plus fréquent chez l’homme et, après le cancer du sein, le 2ème plus fréquent chez la femme.

Le CCR est seulement 1.6 fois plus fréquent chez l’homme que chez la femme.

Entre 1980 et 2000 le nombre de CCR diagnostiqué chaque année a augmenté de 50 %, passant de 24 000 à 36 000. Cette augmentation est principalement due au vieillissement progressif de la population.





Source :
Invs, Evolution de l'incidence et de la mortalité
par cancer en France de 1978 à 2000
. (octobre 2003).


Dans le même temps, l’incidence a elle aussi augmenté, mais plus modestement, de 16 %. Cette augmentation a été surtout nette pour les cancers des colons D et transverse, moindre pour les cancers du colon G, alors que l’incidence des cancers du rectum est restée à peu près stable. Le pourcentage de CCR situés dans le rectum et le colon G est de 75 % chez l’homme et de 65 % chez la femme (Côte d’Or 1991 – 1995).





Le diagnostic de CCR est encore trop tardif : il y a déjà des métastases (ganglionnaires ou viscérales) au moment du diagnostic dans environ la moitié des cas.



Avec près de 16 000 décès en 2000, le CCR est après le cancer du poumon la 2ème cause de décès par cancer. Il représente 10.6% des décès par cancer. Il est responsable chaque année d’environ 3000 décès prématurés (décès avant l’âge de 65 ans).


Alors que l’incidence du CCR tend à augmenter, la mortalité diminue. Cette différence est due à une amélioration de la survie liée à un diagnostic plus précoce et aux progrès thérapeutiques.


Le pronostic du CCR s’améliore progressivement : avec des taux situés entre 50 et 60 % , la France a les taux de survie relative à 5 ans parmi les meilleurs d’Europe (Survie des patients cancéreux en France et en Europe : résultats de l’étude Eurocare pour la période 1990-1994 INVS/BEH N° 41-42, Octobre 2003).


Le pronostic est fonction du stade au diagnostic :

  • Bon lorsque le cancer est localisé sans métastase : 60 à 100 % de survie à 5 ans

  • Médiocre lorsqu’il existe des métastases ganglionnaires : 40 à 50 % de survie à 5 ans

  • Mauvais lorsqu’il existe des métastases viscérales : 5 % de survie à 5 ans




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